Le copywriting vit-il une évolution ou une révolution ?

Certains parlent d’évolution, mais de manière plus pragmatique, j’ai l’impression que mon métier de copywriter vit une drôle d’époque.

D’un côté, nous avons les adeptes du tout à l’IA qui nous expliquent que nous sommes inutiles, que l’IA écrit mieux, plus vite et, en plus, pour 20 balles par mois. Autant dire que celles et ceux qui feraient encore appel à nous seraient de sinistres idiots.

De l’autre, nous avons celles et ceux, parfois les mêmes que les premiers, qui répètent à l’envi que l’IA, c’est bien, mais c’est aussi froid, reconnaissable à cent mètres, que Google va descendre ces contenus générés par l’IA en flammes… Bref, l’IA, ou à tout le moins les contenus produits par l’IA seraient un frein au succès de votre communication.

Et c’est là que cela devient drôle. On demande au copywriter dont on a répété et répété encore qu’il était inutile de remettre l’ouvrage sur le métier.

Tu peux vérifier les infos, j’ai peur des hallucinations… Tu peux retravailler les parties maladroites, je crains les biais… et je ne vous parle même pas quand on me dit être effrayé par la consanguinité. En bref, on produit du contenu, puis on demande à un humain de tout faire pour que les lecteurs et les moteurs de recherche, voire même l’IA, considèrent que c’est un humain qui a rédigé le texte.

Alors, pour celles et ceux qui auraient encore un doute, le job est le même pour le copywriter. Il doit comprendre les objectifs, les traduire en mots, faire un travail de vérification des informations à disposition, structurer les idées, choisir les mots justes qui seront adaptés au public cible et, au final, produire un texte agréable à lire. Au final, le résultat est le même que l’on ait directement fait appel au copywriter ou que l’on soit passé par la case IA avant de s’inquiéter de l’intelligence émotionnelle de son contenu.

En termes de prix, c’est kif-kif. Parce que, contrairement à ce que l’on tente de croire, la valeur du copywriter ne se calcule pas au nombre de mots, mais bien à la qualité du contenu produit.

Du coup, je me pose une question. Si on arrêtait cette vision dichotomique de la production de contenu. Si on arrêtait d’opposer la vilaine IA contre le beau copywriter (et vice-versa) et que l’on tentait de puiser en l’un comme en l’autre, ce qu’il y a de meilleur. La vitesse pour l’IA, l’intelligence pour l’humain.

Et vous, vous en pensez quoi ?


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